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On distinguait naguère la démocratie directe, où la souveraineté appartiendrait au peuple sans intermédiaire (Tout le pouvoir aux Soviets !), de notre démocratie représentative, qui voit ledit peuple élire ses représentants pour gouverner en son nom pendant une période donnée.
Notre merdonité libérale a accouché d’un nouveau concept : la « démocratie d’opinion ». Il faut dire que notre “démocratie représentative” a du plomb dans l’aile après qu’ultralibérale, avec les Raffarin, Sarkozy, Fillon et autres Villepin ou Chirac, la représentation nationale a fait fi de toutes les aspirations populaires, brisé les solidarités, aggravé la fracture sociale qu’elle prétendait réduire (selon l’adage indigne qui veut que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient) ; et cela succédant à une « gauche », prétendument socialiste qui s’était sans honte glissée dans la défroque eurolibérale, décevant tant ce peuple qu’elle représentait si mal qu’il la désavoua à deux reprises, le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005.
Alors, par la sélection qu’ils font dans l’information et par l’intoxication de la répétition, les médias façonnent cette “Opinion” ; d’autre part, les sondages sont loin d’être des outils de mesure neutres, car s’ils rendent compte “scientifiquement“ des réponses, qui donc a choisi les questions, et par là même, imposé la problématique ? Et cette “problématique“ matraquée à tout va par la grande majorité des médias, imposée par les questions des sondages, c’est celle du bipartisme, réduit à Sarko ou Ségo : une alternance sans véritable alternative, car, selon eux, point de salut hors du libéralisme : on ne prend pas les mêmes, pourtant, c’est sûr, on recommence…

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

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